6 juillet 2009

Genève, au plus bas du classement des villes où il fait bon vivre

"Cliquez moi dessus pour me voir en grand" L'image-ci-dessus

Genève est une ville parfaite pour qui cherche une retraite paisible ou une vie de famille plan-plan (plon-plon?), dans une bulle de luxe, de propreté et de trains toujours à l'heure. Réputée pour être le coeur de la diplomatie internationale et prétendument regorgeant d'humanitaires de tous poils, je m'attendais à un chouette mélange en ébullition ... pas d'ébullition, et les poils en question manquent sur le crâne des fonctionnaires ennuy/ant/eux/és de l'ONU .

Il est 6h du matin et je flâne au Relay de la gare quand tout à coup je suis interpellé par une couverture de magasine "Where to live and to work? The most liveable cities index". Fébrile, j'attrape la revue, à la recherche de ma prochaine destination (loin, très loin de Genève).

Genève peine à la 24e place sur les 25 meilleures villes du monde (muhahaha, rire démoniaque). Mais où est New-York? Londres? Buenos Aires? St Petersbourg? Cape Town? Rome? Karhtoum (non ça c'est une blague). Je soupconne le magasine de cibler les homosexuels citadins agés 25-35 ans, ceux qui mangent bio, qui votent a gauche, vont au spa régulièrement et à Bali aussi. Ce magasine c'est Monocle.

Bouarf, après tout, Genève et son jet d'eau, son calme, ses terrasses sur le lac, son Bain des Paquis et sa géolocalisation centrale ... c'est pas si mal.

14 juin 2009

MSF et sa "midlife crisis"?

Crise de la 50aine - Partout dans ses communications, Médecins Sans Frontières (MSF) se présente comme « une organisation humanitaire internationale apportant une aide médicale aux populations en crise ». On m’a toujours dit que MSF agissait là où l’urgence était et que d’autres s’occupaient du long terme et de la reconstruction.

Créée en 1971, MSF va bientôt rentrer dans la quarantaine : doit-on se préparer à une « midlife crisis » ? Peut-on espérer que les grands penseurs de l’humanitaire, ceux dont les traits (tirés) sont marqués de 20 ans d’expérience terrain s’adaptent au monde d’aujourd’hui et fassent le deuil de celui d’hier ?

Je reviens à ma définition - ça veut dire quoi être « en crise » ? Est-ce qu’une urgence peut durer longtemps ? Quelle est la place de MSF dans tout ça ? Ces questions me semblent être bien traitées par les dinosaures qui nous dictent le chemin à suivre.

Ce qui me semble absent du débat interne (celui auquel j’ai accès par ma position d’attaché de presse, d’en bas de la chaîne) c’est la définition des « populations » qui sont « aidées ».

La majorité des actions de MSF sont en Afrique (80% je crois) - Soit, le besoin est là, mais comment les populations « en crise » sont-elles sélectionnées ? Comment évaluer le besoin ?

Les projets humanitaires MSF situés dans les pays « riches » européens se comptent sur les doigts d’une main : en France auprès des immigrés, en Italie. En Belgique le projet est en passation vers une autre ONG, de même pour le projet suisse à Zurich.

Et pourtant, dans certains pays "riches", au Canada (à Vancouver, ou auprès des populations amérindiennes canadiennes dans le Nord) ou aux Etats-Unis, les chiffres de prévalence VIH/sida, tuberculose ou de malnutrition sont aussi élevés que dans des régions d’Afrique sans conflits armés où MSF intervient. Pourquoi est-ce que ces populations sont-elles oubliées ?

A l’évidence, le monde évolue à toute vitesse, ce qui pousse en fait MSF à faire des crises de la 50aine à répétition.Tant mieux, mais il faut aussi revoir les vieux dogmes, hérités d’un passé colonialiste ; ça fait tâche.

Merci à Perle (http://perleinisrael.blogspot.com/) de m'avoir redonné le goût d'écrire!

19 mai 2008

Taïwan - part 1/2

Day1

- 18h d'avion - 7h d'attente
- 1 coup de chance, upgradé en business class (maxi dîner, maxi espace pour les jambes)
- 1 Tom m'attendant à "l'aréoport -2 minutes d'arrêt"

Visite d'un marché de nuit
- 3 morceaux de "stinky tofu", du tofu fermenté, croisement entre les aisselles de Tom et de l'époisse bien française
- 1 omelette baveuse aux huitres
Départ pour le sud
- 53 doublement par la droite (légal ici), 24 queue de poisson, et 180 km/h, vitesse de notre chauffeur, ami de Tom avec qui nous passerons les premiers jours - limitation à 80
- 8 sushis à déguster entre deux coups de volant

Day2 - Sun-Moon Lake
Sympathique lac, tour en barque pour les gros bras; dommage que Starbucks soit le plus gros shop du coin.


Day3 - ChingChing farm
Nous découvrons le tourisme à la taiwanaise avec la ChingChing farm - sorte de parc d'attraction avec des moutons; les taïwanais semblent perdre toute retenue en présence de ces animaux; Brigitte Bardot serait catastrophée













Day4 - Gorge de Taroko + Hualien
Journée de transit en autostop et arrivée à Hualien où nous louons 2 magnifiques scooters




Contrat de location de scooter ou de don de reins ?



Day5 - Highway 11

Départ à 7h pour la route 11 qui longe la côte Est de Taiwan;













à Hualien, nous prennons le ferry-de-la-mort, 40 minutes de ce que le Lonely Planet appelle "le bateau-vomi"; arrivée sur Green Island


Et ça valait le coup!



Day6 et Day7 - Green Island